L'actu de la vape - Octobre 2026 : les infos à ne pas manquer
Révision de la TPD, fiscalité européenne des e-liquides, amendements au PLF 2027, génération sans tabac et nouvelles études sur l'arrêt du tabac.
Révision de la TPD, fiscalité européenne des e-liquides, amendements au PLF 2027, génération sans tabac et nouvelles études sur l'arrêt du tabac.
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Le mois d'octobre 2026 a été chargé pour le secteur de la cigarette électronique. Révision de la directive européenne sur les produits du tabac, fiscalité européenne des e-liquides, amendements au budget 2027, génération sans tabac, nouvelles études sur l'arrêt du tabac : voici les principales informations à retenir de l'actualité de la vape en octobre 2026.
La révision de la directive européenne sur les produits du tabac (TPD), qui encadre aussi la cigarette électronique depuis 2014, a franchi une nouvelle étape en octobre.
Le 6 octobre 2026, huit États membres ont adressé une lettre au commissaire européen à la Santé, Olivér Várhelyi : les Pays-Bas, la Belgique, la Finlande, la France, la Hongrie, la Lettonie, la Slovénie et l'Espagne. Pour la France, le courrier est signé par la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.
Ces pays demandent à la Commission européenne d'intégrer plusieurs mesures fortes dans la future directive, notamment :
Il s'agit pour l'instant d'une simple prise de position. Ces huit pays ne représentent qu'une partie des 27 États membres, et ils étaient d'ailleurs douze à avoir signé un courrier similaire en mars 2025. La Commission européenne doit présenter sa proposition de révision d'ici la fin de l'année 2026. Le texte devra ensuite être négocié et adopté par le Parlement européen et par le Conseil de l'Union européenne, puis transposé dans chaque pays : un processus qui prend généralement plusieurs années.
Mi-octobre, la Commission a par ailleurs publié la synthèse de la consultation publique sur la révision des directives tabac. Elle a reçu 41 693 contributions, majoritairement opposées à un durcissement des règles, même si le questionnaire a été critiqué pour ne pas distinguer clairement la cigarette des produits alternatifs.
Dans la continuité de ces discussions, les grandes orientations de la réforme européenne du vapotage se précisent.
Plusieurs pistes reviennent régulièrement dans les échanges :
Ces orientations inquiètent de nombreux experts et acteurs de la réduction des risques. Leur crainte : en rendant la cigarette électronique moins attractive, moins accessible ou plus chère, ces mesures pourraient pousser une partie des vapoteurs à revenir vers le tabac et dissuader des fumeurs de tenter la vape. Avec un gel du marché, la cigarette resterait en vente, tandis que de nouvelles alternatives ne pourraient plus voir le jour.
Ces mises en garde s'appuient sur des travaux reconnus. La revue Cochrane, mise à jour en 2026, conclut que la cigarette électronique avec nicotine aide davantage à arrêter de fumer que les substituts nicotiniques dans les études analysées. En France, l'Anses considère qu'elle peut être envisagée comme une option transitoire pour arrêter de fumer. Nous revenons sur ces conclusions dans nos articles sur l'étude Cochrane 2026 et sur le rapport de l'Anses.
Les arômes sont un point particulièrement sensible. Selon un sondage OpinionWay réalisé pour la FIVAPE en septembre 2026, 87 % des vapoteurs utilisent au moins un arôme autre que le goût tabac, les saveurs fruitées arrivant en tête.
Le dossier de la fiscalité européenne du tabac et des e-liquides, évoqué dans notre actu de septembre, a lui aussi avancé.
La présidence irlandaise du Conseil de l'Union européenne a présenté le 26 octobre un nouveau texte de compromis sur la révision de la directive sur la taxation des produits du tabac. Ce projet prévoit, pour la première fois, une accise minimale sur les e-liquides à l'échelle européenne.
L'Irlande espère obtenir un accord politique lors de la réunion des ministres des Finances (Ecofin) du 9 novembre 2026. En matière de fiscalité, l'unanimité des 27 États membres est toutefois nécessaire. Or la Suède bloque le texte depuis juin, et une dizaine d'autres pays, dont l'Italie, le Portugal et la Roumanie, ont exprimé des réserves.
Sans accord d'ici la fin de l'année, le dossier passera à la Lituanie, qui présidera le Conseil de l'Union européenne au premier semestre 2027.
À ce jour, aucune taxe européenne sur les e-liquides n'est donc applicable en France. Même adopté, le texte devrait encore être transposé dans le droit français.
Le projet de loi de finances pour 2027, déposé début octobre, ne contenait dans sa version initiale aucune mesure sur la vape. Mais plusieurs amendements ont été déposés avant l'ouverture des débats à l'Assemblée nationale, le 13 octobre.
Ils concernent notamment :
D'autres amendements portent sur les sachets de nicotine, avec une vente réservée aux buralistes et un plafond de 16,6 mg de nicotine.
Il faut rester prudent sur la portée de ces propositions. Déposer un amendement ne signifie pas qu'il sera adopté. Deux d'entre eux, dont celui prévoyant l'assimilation des e-liquides au tabac, ont déjà été déclarés irrecevables. Fin octobre, les autres n'avaient pas encore été examinés en séance.
Le budget 2027 doit encore poursuivre son parcours à l'Assemblée nationale puis au Sénat. Pour rappel, l'article 23 du PLF 2026, qui prévoyait notamment une taxe sur les e-liquides et une restriction de la vente en ligne, avait finalement été abandonné.
Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027 a, lui aussi, donné lieu à un débat sur le tabac.
Le 15 octobre, la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale a adopté un amendement du député écologiste Nicolas Thierry instaurant une « génération sans tabac ». Le principe : interdire la vente de tabac à toute personne née à partir du 1er janvier 2009, quel que soit son âge.
La mesure n'a toutefois pas survécu à l'examen en séance : un amendement similaire a été rejeté le 22 octobre. Ce dispositif visait les produits du tabac, et non la cigarette électronique.
Une question écrite a été adressée au Gouvernement au sujet des commerces de produits du vapotage situés à proximité des établissements scolaires.
La députée à l'origine de cette question demande s'il ne serait pas préférable d'instaurer une distance minimale entre ces commerces et les écoles, comme il en existe pour l'implantation des bureaux de tabac.
Il ne s'agit à ce stade que d'une question : elle n'entraîne aucune nouvelle obligation pour les boutiques de vape. Le Gouvernement devra y répondre, et le sujet pourrait alimenter les futurs débats sur l'encadrement de la distribution.
Pour rappel, la vente de produits du vapotage aux mineurs est déjà interdite en France, quel que soit le lieu de vente.
Octobre a aussi été riche en publications sur la place de la cigarette électronique dans le sevrage tabagique.
Le sondage OpinionWay réalisé pour la FIVAPE auprès de 3 729 adultes, du 11 au 21 septembre 2026, montre que la cigarette électronique est devenue la première aide utilisée pour arrêter de fumer en France. Parmi les anciens fumeurs ayant arrêté depuis 2010, 28 % citent la vape comme méthode principale, contre 18 % pour les substituts nicotiniques.
Le sondage indique aussi que 79 % des vapoteurs utilisent du matériel rechargeable, et que les boutiques spécialisées restent leur premier lieu d'achat.
Une étude de l'université Queen Mary de Londres, publiée dans la revue NEJM Evidence, a suivi 1 170 fumeurs souhaitant arrêter. Après six mois, 6,4 % des participants ayant reçu des e-mails d'accompagnement avaient arrêté de fumer, contre 11,3 % de ceux ayant reçu un kit de vape et 21,1 % de ceux ayant reçu un kit de vape avec un suivi téléphonique.
Ces résultats illustrent l'intérêt d'associer la cigarette électronique à un accompagnement, une approche également mise en avant pendant le Mois sans tabac, qui a démarré le 1er novembre.
Selon les données de l'OFDT, seuls 0,9 % des collégiens étaient fumeurs exclusifs de cigarettes en 2024, une prévalence divisée par dix depuis 2014.
Hors de nos frontières, le Royaume-Uni a franchi une étape réglementaire importante le 29 octobre 2026.
Plusieurs dispositions du Tobacco and Vapes Act, adopté en mai 2026, sont désormais applicables :
Le Royaume-Uni reste par ailleurs un exemple souvent cité pour la réduction du tabagisme : le pays compte désormais plus de vapoteurs que de fumeurs, et le tabagisme y est passé sous la barre des 10 %.
Le mois d'octobre 2026 aura été marqué par plusieurs dossiers importants pour l'avenir de la cigarette électronique en France et en Europe.
Voici les principaux éléments à retenir :
Pour les vapoteurs, les règles applicables en France ne changent pas immédiatement à la suite de ces annonces. Les prochaines semaines seront néanmoins décisives, avec la suite de l'examen du budget 2027, la réunion des ministres des Finances européens du 9 novembre et la proposition de révision de la TPD attendue d'ici la fin de l'année.
Chez Le Vapoteur Discount, nous continuerons à suivre l'évolution de la réglementation française et européenne afin de vous informer de manière claire et accessible sur l'actualité de la vape et des produits contenant de la nicotine.
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